RDC : la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) demande le report de l’entrée en vigueur de la facture normalisée

Lors d’une matinée fiscale organisée le mardi 18 novembre au Pullman Hôtel de Kinshasa par la Direction générale des impôts (DGI), la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a officiellement sollicité un report de la mise en œuvre de la réforme de la facture normalisée, initialement prévue pour le 1er décembre 2025.

Les difficultés soulevées
L’administrateur délégué de la FEC, Thierry Ngoy Kasumba, a présenté plusieurs obstacles majeurs qui, selon l’organisation patronale, freinent l’application effective de la réforme :

– Blocage fréquent de la plateforme informatique lorsque plusieurs entreprises sont connectées simultanément.
– Manque de sécurité des comptes pour certaines entreprises, exposant les systèmes à des accès non autorisés.
– Absence d’un système multi‑utilisateurs adapté pour les entreprises disposant de plusieurs points de vente.

Ces dysfonctionnements techniques, combinés à des délais serrés, incitent les acteurs économiques à demander davantage de temps pour se conformer à cette réforme.
Objectifs de la réforme
Pour la DGI, représentée par Julie Bilonda, la facture normalisée constitue un outil stratégique :
– Elle permettrait de lutter contre la fraude fiscale et d’améliorer la traçabilité des transactions.
– Elle renforce la transparence des opérations commerciales et modernise le système de collecte de la TVA.

La facture normalisée repose sur un dispositif électronique sécurisé, connectée à l’administration fiscale, et reflète la volonté de modernisation de l’appareil fiscal congolais.

Vers un compromis ?
La FEC indique être prête à accompagner la réforme, mais insiste pour qu’un nouveau calendrier soit arrêté après une évaluation de l’expérimentation. Elle appelle à une concertation élargie afin de garantir que les conditions techniques et opérationnelles soient réunies.

Donasia KIANGEBENI