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Affaire Fally Ipupa : Après Virginie Manganga, d'autres interpellations annoncées

Le dossier judiciaire autour des accusations portées contre Fally Ipupa s'accélère. Après l'interpellation de la chroniqueuse Virginie Manganga le 20 septembre, le conseil juridique de l'artiste annonce une offensive internationale et de nouvelles arrestations dans les prochaines semaines.

Publié le 1 octobre 2026 à 16:16
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Affaire Fally Ipupa : Après Virginie Manganga, d'autres interpellations annoncées
Emergence Mag — Archives & Rédaction

La machine judiciaire est en marche. Lors d'un point de presse tenu à Kinshasa, Me Dorothée Madiya, avocate principale de Fally Ipupa, a fait le point sur l'affaire qui oppose l'artiste à la chroniqueuse Virginie Manganga.

Au cœur du dossier, la diffusion sur les réseaux sociaux d'un audio attribué à Colette Tuzaa, résidant en Australie, contenant des accusations sur la vie privée du chanteur. Audio ensuite relayé et commenté dans l'émission de Virginie Manganga.

Interpellée à la sortie des studios d'Antenne A, la journaliste est poursuivie pour diffamation, propagation de fausses nouvelles et complot. Elle a été placée sous mandat d'arrêt provisoire par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe.

Me Madiya tient à préciser : « L'arrestation relève du parquet », pas des avocats du plaignant. Il revient aux autorités compétentes d'examiner les faits et d'établir les responsabilités.

Mais c'est la suite qui marque un tournant. Le conseil juridique annonce la saisine des autorités judiciaires australiennes, en plus de celles de la RDC et de la France. Un consortium d'avocats basés à Kinshasa, Paris et Melbourne a été constitué pour gérer les différents volets.

Et l'avocate prévient :

« La justice a sa lanterne et c'est partout. Mais les procédures avancent bien. D'ici deux à trois semaines, beaucoup de personnes qui parlent ne vont plus parler. Lorsque ces personnes seront appréhendées, peut-être viendront-elles elles-mêmes donner les informations. »

Une déclaration qui vise, selon elle, toutes les personnes ayant amplifié les contenus liés aux déclarations de Colette Tuzaa.


Si le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dénonce une atteinte à la liberté de la presse et réclame la libération immédiate de Virginie Manganga, le camp Fally Ipupa, lui, parle de restauration de l'honneur et de lutte contre la diffamation numérique. D'ici deux à trois semaines, l'affaire pourrait connaître de nouveaux rebondissements avec l'interpellation annoncée d'autres relayeurs, y compris à l'étranger.


Rudi Benga

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