Pourquoi les jeunes veulent-ils tous quitter le pays ?
À Kinshasa, le désir de partir gagne du terrain chez de nombreux jeunes. Pour certains, l’étranger représente une meilleure chance de trouver un emploi, poursuivre leurs études ou simplement construire un avenir plus stable. Pour d’autres, partir est devenu presque une nécessité face aux difficultés du quotidien. Mais pourquoi l’ailleurs attire-t-il autant ?
Dans les conversations entre jeunes, le sujet revient régulièrement : « Je veux partir ». Europe, Canada, États-Unis ou encore certains pays africains, les destinations changent, mais le rêve reste souvent le même : trouver ailleurs les opportunités qui semblent difficiles à saisir sur place.
Pour un jeune diplômé, obtenir un emploi correspondant à sa formation peut parfois s’avérer compliqué. Après plusieurs candidatures sans réponse, certains finissent par envisager l’expatriation comme une alternative. D’autres choisissent de développer de petites activités, mais avec des revenus qui ne correspondent pas toujours à leurs ambitions.
À cela s’ajoutent les difficultés liées au coût de la vie. Se loger, se déplacer, se nourrir ou financer ses études demande des moyens importants. Pour une partie de la jeunesse, ces réalités nourrissent le sentiment que l’avenir sera plus facile à construire ailleurs.
Les réseaux sociaux jouent également un rôle important. Chaque jour, des images de jeunes installés à l’étranger circulent sur TikTok, Instagram, Facebook ou WhatsApp. Voyages, voitures, logements, emplois et nouvelles expériences donnent parfois l’impression que la réussite se trouve nécessairement hors du pays.
Mais derrière ces images se cache une autre réalité. L’immigration n’est pas toujours synonyme de réussite. Certains migrants sont confrontés au chômage, aux difficultés administratives, à la solitude ou à des emplois très éloignés de leur formation.
Alors, partir est-il réellement la solution ?
Pour certains jeunes, oui. Pour d’autres, le véritable défi consiste plutôt à créer des opportunités localement et à pouvoir envisager l’avenir sans être obligé de quitter son pays.
Entre le rêve d’un meilleur avenir et les réalités de l’exil, une question demeure : si les jeunes avaient suffisamment d’opportunités chez eux, choisiraient-ils toujours de partir ?
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