Le président burundais Évariste Ndayishimiye a annoncé, ce lundi 1er décembre, qu’il se rendra à Washington afin d’assister à la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
Ce déplacement, présenté comme hautement symbolique, vise à marquer l’implication du Burundi dans les efforts régionaux de stabilisation. « Il s’agit d’un accord important », a déclaré Ndayishimiye devant la presse, soulignant que la paix dans l’Est de la RDC concerne l’ensemble des pays des Grands Lacs.
La cérémonie est prévue ce jeudi 4 décembre à la Maison Blanche. Les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame y apposeront leurs signatures sur un document censé mettre fin à des années de conflit armé dans l’Est congolais, où les violences des groupes armés ont provoqué des milliers de morts et des déplacements massifs de populations.
L’initiative, portée par Donald Trump, entend donner un signal fort de l’engagement américain dans la résolution des crises africaines. Outre Ndayishimiye, le président kenyan est également attendu à Washington, renforçant ainsi la dimension régionale de cet accord.
Pour de nombreux observateurs, la présence des dirigeants du Burundi et du Kenya traduit une volonté de bâtir une paix durable, au-delà des seules relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali. Reste à savoir si ce texte, signé au cœur du pouvoir américain, pourra se traduire par des mesures concrètes sur le terrain et répondre aux attentes des populations affectées par le conflit.
Jean-Petit Djoko
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