Kinshasa face au défi persistant de la salubrité

 

Malgré plusieurs campagnes de sensibilisation et des initiatives publiques, la ville de Kinshasa continue de faire face à de sérieux problèmes d’insalubrité. Dans plusieurs communes de la capitale congolaise, les déchets s’entassent, les caniveaux restent bouchés et les décharges sauvages se multiplient, au grand désarroi des habitants.

Lancé en grande pompe en 2019, le programme « Kin Bopeto » avait pour objectif de redonner à Kinshasa une image de ville propre et saine. Si quelques améliorations ont été constatées dans certaines zones, le bilan reste en demi-teinte. La collecte des ordures est irrégulière, le matériel de ramassage souvent défaillant et la sensibilisation de la population encore insuffisante.

« Nous payons les taxes, mais les poubelles ne sont jamais ramassées », déplore un habitant de Kinshasa . Un constat partagé dans plusieurs quartiers où les habitants, livrés à eux-mêmes, jettent leurs déchets dans la rue ou dans les cours d’eau.

Cette situation a des conséquences graves : insécurité sanitaire, prolifération des maladies (choléra, typhoïde, paludisme), mais aussi risques d’inondation pendant la saison des pluies. Les caniveaux obstrués ne permettent plus l’évacuation des eaux, causant des dégâts dans plusieurs quartiers de la ville.

Pour que Kinshasa devienne véritablement « ville propre », il faudra plus que des campagnes. Un changement de mentalité, un renforcement des moyens logistiques et un contrôle strict des normes d’hygiène sont indispensables.

Donasia teresia