Jean-Claude Mukendi Mbiyamuenza, directeur général suspendu des Lignes maritimes congolaises (LMC), a été condamné par la Cour des comptes pour défaut de transmission des états financiers de l’exercice 2022 dans les délais légaux. La juridiction lui a infligé une amende de 210 000 dollars américains, payable en francs congolais, assortie des frais de procédure.
Cette décision marque un nouveau revers pour un dirigeant d’entreprise publique dans un contexte où les autorités congolaises renforcent leur contrôle sur la gestion des sociétés d’État. Les LMC, en charge du transport fluvial et lacustre, sont régulièrement critiquées pour leurs performances financières et leur gouvernance jugée défaillante.
La condamnation de Jean-Claude Mukendi envoie un signal fort : la Cour des comptes entend sanctionner les responsables qui manquent à leurs obligations de transparence et de reddition des comptes. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la mauvaise gestion des deniers publics, un enjeu majeur pour la crédibilité des institutions et la relance économique du pays.
Pour M. Mukendi, cette décision pourrait avoir des conséquences durables sur sa carrière, alors que son avenir à la tête des LMC reste compromis.
Jean-Petit Djoko
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