Une nouvelle crise interne secoue l’Alliance des Forces Démocrates du Congo (AFDC). Dans un communiqué officiel, le parti a dénoncé les agissements d’un groupe présenté comme « un poignet d’individus » qui se réclament abusivement de sa formation politique. Ces derniers ont organisé une conférence de presse annonçant la destitution de Modeste Bahati Lukwebo, président historique du parti, et la nomination d’Otto Bahizi comme président intérimaire en attendant un congrès.
L’AFDC a immédiatement réagi en rappelant que seules ses instances mandatées sont habilitées à s’exprimer en son nom. Le parti a annoncé qu’il engagerait des poursuites judiciaires immédiates contre les auteurs de ce qu’il qualifie de « prise de contrôle illégale ».
CONTEXTE TENDU
Cette polémique intervient quelques jours seulement après l’éviction de Modeste Bahati Lukwebo de la présidence du Sénat, sur fond d’accusations d’« incompétence ». L’affaire illustre les luttes d’influence qui traversent régulièrement le paysage politique congolais et qui fragilisent la cohésion des partis.
Face à cette situation, l’AFDC a réaffirmé son unité derrière son président Modeste Bahati Lukwebo et son soutien au chef de l’État Félix Tshisekedi, présenté comme son « autorité morale ». Le parti appelle ses militants à la vigilance et à la mobilisation pour défendre ses structures légitimes.
VERS UNE BATAILLE JUDICIAIRE
Le communiqué souligne que l’AFDC entend user de tous les recours judiciaires pour faire face à cette tentative de récupération politique. Les observateurs estiment que cette affaire pourrait déboucher sur une nouvelle bataille juridique dans les semaines à venir, accentuant le climat de tension au sein de l’opposition et du paysage politique national.
J-P Djoko
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