Violences sur une accouchée : la Première Dame réclame une réponse exemplaire

Une vidéo devenue virale, tournée à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, a choqué l’opinion publique à Kinshasa. Les images montrent un agent de santé agressant physiquement une femme venant d’accoucher, dans un lieu censé garantir protection et soins.
Face à la gravité des faits, la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, est sortie de sa réserve. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi après-midi, elle a fermement condamné ces actes qu’elle qualifie d’« atteinte grave à la dignité humaine et aux droits fondamentaux des femmes ». Elle a dénoncé des images « insoutenables » qui ne sauraient laisser quiconque indifférent.
UNE INTERPELLATION AUX AUTORITES
Denise Nyakeru a appelé les secteurs concernés — santé, justice et droits humains — à réagir rapidement et de manière exemplaire. Elle insiste sur la nécessité d’une prise en charge adéquate de la victime et sur l’établissement des responsabilités. « Une réponse rapide, rigoureuse et exemplaire doit être apportée. Justice doit être rendue », a-t-elle martelé.
UN DEBAT RELANCE SUR L’ETHIQUE MEDICALE
Cette affaire relance le débat sur le respect de l’éthique médicale et la protection des patients en République démocratique du Congo. Dans un contexte où les violences en milieu hospitalier et les abus contre les patients sont régulièrement dénoncés, l’opinion publique réclame des sanctions exemplaires pour restaurer la confiance dans les structures de santé.
La Première Dame a exprimé sa compassion et son soutien à la victime, tout en réaffirmant son engagement à défendre les droits des femmes et à promouvoir un système de santé respectueux de la dignité humaine.

J-P D