Attaques des ADF : Fayulu dénonce l’inaction et propose une concertation nationale

Une nouvelle attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF) a endeuillé la localité de Bafwakao, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Plusieurs civils ont été tués, ravivant les inquiétudes sur la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, où les violences persistent malgré les opérations militaires en cours.
L’OPPOSITION DENONCE L’INACTION DU POUVOIR
Face à cette tragédie, l’opposant Martin Fayulu est monté au créneau le vendredi 3 avril 2026. Dans une déclaration publiée sur son compte X, il a dénoncé l’incapacité des autorités à protéger les populations et appelé à une mobilisation nationale. « À Bafwakao, nos compatriotes sont tombés sous les coups des ADF. Face à l’incapacité du pouvoir, le peuple doit se lever. Refusons l’abandon. Rassemblons-nous autour d’un dialogue national inclusif pour défendre la RDC et préserver chaque vie », a-t-il écrit.
LA DEMANDE D’UN DIALOGUE INCLUSIF
L’appel de Fayulu rejoint celui de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), qui plaident depuis plusieurs semaines pour l’ouverture d’un dialogue inclusif. Selon ces deux grandes institutions religieuses, seule une concertation nationale réunissant majorité, opposition, société civile et communautés religieuses peut permettre de désamorcer les tensions et de trouver une réponse durable à la crise sécuritaire.
LA SECURITE, DEFI MAJEUR POUR KINSHASA
Les attaques des ADF en Ituri et au Nord-Kivu continuent de mettre en lumière les limites des opérations militaires. La question sécuritaire reste l’un des principaux défis pour le gouvernement de Félix Tshisekedi, régulièrement critiqué par l’opposition pour son manque de résultats. L’appel de Fayulu, combiné à celui des Églises, pourrait relancer le débat sur la nécessité d’un consensus politique et social face à la persistance des violences dans l’Est.
VERS UNE MOBILISATION NATIONALE ?
En évoquant un dialogue national inclusif, Fayulu cherche à élargir le débat au-delà de la seule opposition politique. Il s’agit de créer un cadre où toutes les forces vives du pays pourraient s’unir pour défendre la souveraineté nationale et protéger les populations. Dans un contexte marqué par la fragilité sécuritaire et les divisions politiques, cette proposition pourrait devenir un point de convergence pour ceux qui réclament une réponse collective à la crise.


J-P Djoko