Infrastructures durables : le président veut transformer la RDC en puissance continentale

 

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a réaffirmé mercredi à Kinshasa son ambition de transformer le pays en une nation moderne et compétitive sur la scène continentale à l’horizon 2034. Il s’exprimait lors de l’ouverture de la première Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics, organisée autour du thème : « Infrastructures durables et innovantes : vers un système moderne et compétitif pour les ITP en RDC ».
Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur le rôle central des infrastructures dans la diversification de l’économie et l’intégration du territoire national. Routes, ponts, ports, aéroports et bâtiments constituent, selon lui, « l’ossature de l’État », car ils structurent les territoires, fluidifient les échanges, soutiennent la production et sécurisent l’investissement.
UN DEFICIT CHRONIQUE A COMBLER
Félix Tshisekedi a dressé un constat sévère : enclavement de nombreux territoires, faiblesse du réseau routier revêtu, dégradation des voies ferrées, sous-équipement portuaire et fluvial, insuffisance énergétique et numérique. Autant de handicaps qui freinent l’intégration du marché national et la dynamique de production.
« Sans infrastructures adaptées, il ne peut y avoir ni essor agricole durable, ni industrialisation solide, ni émergence urbaine maîtrisée », a-t-il martelé.
DES ACTIONS DEJA ENGAGEES
Le président a rappelé les initiatives lancées dès son premier mandat, notamment le programme de développement local des 145 territoires, qui a permis la construction d’écoles, de centres de santé, de forages et d’infrastructures de base. Il a également évoqué la réhabilitation de tronçons routiers critiques et la modernisation d’infrastructures aéroportuaires et portuaires.
Mais il reconnaît que les besoins restent considérables et appelle désormais à « franchir une nouvelle étape, changer d’échelle et inscrire l’action publique dans une dynamique plus ambitieuse ».
OBJECTIFS ET PRIORITES
Parmi les objectifs fixés, le Chef de l’État veut porter à 25 % la part des routes nationales revêtues d’ici 2030. Il mise aussi sur la modernisation des aéroports et des ports fluviaux et lacustres, notamment à Kalemie et Mbandaka.
Il a insisté sur la nécessité de bâtir des infrastructures durables et innovantes, intégrant les exigences du climat, de la résilience et de la compétitivité. « Bâtir ne suffit plus : il faut bâtir mieux, durablement et de façon innovante », a-t-il déclaré, appelant à une véritable culture de planification, d’entretien et d’évaluation des coûts sur le cycle de vie des ouvrages.
Le président a enfin exhorté à valoriser les matériaux locaux, promouvoir la recherche appliquée et intégrer les outils numériques dans la conception et la gestion des infrastructures.
UNE VISION A LONG TERME
« Ma vision est de faire de la République démocratique du Congo, à l’horizon 2034, un pays pleinement intégré, moderne et compétitif sur la scène continentale », a conclu Félix Tshisekedi, soulignant que la position géographique centrale du pays doit devenir un levier actif de richesse et de puissance économique.


J-P Djoko