Le premier vice‑président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean‑Claude Tshilumbayi, estime que la République démocratique du Congo ne pourra pas organiser les élections générales prévues en 2028 si la situation sécuritaire dans l’Est du pays reste inchangée.
« Tant que la guerre n’est pas terminée, il est clairement notable que l’on ne peut pas aller à une élection dans ces conditions », a déclaré ce cadre de l’UDPS, rappelant que le conflit a provoqué le déplacement de plusieurs millions de Congolais, compromettant leur participation au processus électoral.
Pour lui, la priorité doit être accordée au rétablissement de la paix et au retour des populations dans leurs milieux de vie, conditions indispensables pour garantir des élections « apaisées » et « crédibles ». Il insiste : « Ce n’est pas un glissement, mais un principe normal », établissant un parallèle avec des pays en guerre comme l’Ukraine.
Concernant une éventuelle révision de la Constitution, Tshilumbayi rappelle que cette démarche ne saurait être le fait d’un parti politique. Selon lui, elle doit passer soit par le Parlement réuni en Congrès, soit par un référendum, et reposer sur un large consensus.
Il a également critiqué l’implication de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dans le débat institutionnel, estimant qu’elle n’a pas de légitimité constitutionnelle : « Notre peuple n’a pas élu la CENCO. » Pour Tshilumbayi, seules les institutions habilitées – Parlement et peuple souverain – peuvent décider des grandes orientations politiques.
J-P D
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