ERC et CCN mobilisent pour le changement de la Constitution

 

Le débat sur le changement de la Constitution prend de l’ampleur en République Démocratique du Congo. Sujet sensible, il divise de plus en plus les confessions religieuses : certaines soutiennent la réforme de la loi fondamentale, tandis que d’autres s’y opposent farouchement.
Dans ce contexte, l’Église du Réveil du Congo (ERC), dirigée par l’évêque Ejiba Yamapia, et la Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN) ont annoncé l’organisation d’une grande marche citoyenne pacifique le vendredi 5 juin 2026 à Kinshasa, ainsi que dans plusieurs provinces du pays.
UNE MOBILISATION POUR « LA VOLONTE SOUVERAINE DU PEUPLE »
Dans un communiqué publié le 18 mai 2026, cette plateforme regroupant des forces citoyennes, patriotiques, spirituelles et sociales affirme vouloir soutenir le processus de réforme constitutionnelle « fondé sur la volonté souveraine du peuple congolais ». Selon la CCN, cette mobilisation vise à permettre aux Congolais de « reprendre démocratiquement la parole » face aux défis sécuritaires, institutionnels, politiques, sociaux et économiques qui menacent l’avenir du pays.
UNE OPPOSITION RELIGIEUSE ET POLITIQUE
En revanche, l’opposition s’aligne sur la position de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui rejettent toute modification de la loi fondamentale. Ces institutions religieuses entendent barrer la route à un changement qu’elles jugent dangereux pour la stabilité du pays.
La marche annoncée par l’ERC et la CCN s’inscrit donc dans un climat de tension croissante autour de la réforme constitutionnelle, révélant une fracture profonde entre partisans et opposants au sein de la société congolaise.


J-P Djoko