La Cour militaire du Kongo Central a rouvert ce mardi le procès en appel du policier Jean Amigo Kalambay, garde du député provincial Joachim Mavungu Tsiku. Ce dossier, très suivi dans la province, fait suite au verdict rendu le 30 mars dernier par le Tribunal militaire de garnison de Matadi, qui avait reconnu le prévenu coupable de plusieurs infractions.
Estimant la décision défavorable, Kalambay avait interjeté appel. L’audience de ce mardi a permis aux différentes parties de présenter leurs observations, tandis que le ministère public a maintenu ses réquisitions. La Cour militaire devra réexaminer les faits, les preuves et les arguments avant de rendre son arrêt définitif.
L’affaire remonte au 18 mars 2026, lors d’un incident survenu devant la résidence du député Mavungu. Jugé en procédure de flagrance, le policier était poursuivi après une altercation avec l’avocat Lévy Kalunga Klung et la magistrate Ariane Lundu Nkitusala, née d’une incompréhension routière.
En première instance, le ministère public avait requis de lourdes peines : 20 ans de servitude pénale pour détention illégale d’armes et munitions de guerre, 10 ans pour violation des consignes, 10 ans pour perte de munitions, 5 ans pour faux et usage de faux, un an pour menaces avec arme de guerre et neuf mois pour outrage à magistrat. En vertu du principe d’absorption des peines, le tribunal avait retenu la sanction la plus élevée, soit 20 ans de servitude pénale.
La réouverture de ce procès en appel continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique du Kongo Central, en raison de la gravité des faits reprochés et des enjeux liés à la discipline des forces de sécurité.
J-P Djoko
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