La Commission Justice et Paix Congo (JPC), structure de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a publié son rapport de monitoring sur les violences survenues lors du sit-in de l’opposition du 12 juin à Kinshasa. Le document fait état de deux morts, de nombreux blessés et d’arrestations jugées arbitraires.
Selon la CENCO, une part importante des violences est attribuée à la Force du Progrès, mouvement de jeunesse affilié à l’UDPS. Les enquêteurs affirment que des signes de confrontation étaient perceptibles dès la veille, avec une réunion organisée par ce groupe le 11 juin à Limete.
Le rapport signé par Monseigneur Donatien Nshole précise qu’une victime aurait été atteinte par balle avant que son corps ne soit emporté par un véhicule de police, tandis qu’une autre aurait succombé lors d’une attaque contre le siège de l’ECIDé. Plusieurs cas d’extorsion sont également attribués aux membres de la Force du Progrès.
La JPC souligne la présence simultanée de policiers, militaires et jeunes du mouvement sur plusieurs axes stratégiques de la capitale. Elle accuse la police d’avoir fait un usage excessif de la force et de n’avoir pas empêché certains affrontements.
En conclusion, la CENCO met en garde contre le recours à des groupes partisans dans la gestion des manifestations publiques, estimant qu’une telle approche compromet l’État de droit et la cohésion sociale.
Jean-Petit Djoko
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