Le président de l’ECIDé, Martin Fayulu, a appelé ce vendredi les services de l’Agence Nationale de Renseignements à cesser les interpellations et le harcèlement des membres de la Coalition Article 64, à quelques jours de la marche prévue le 22 juillet prochain.
• L’appel de Martin Fayulu
« Je demande aux agents de l’ANR (L’Agence Nationale de Renseignements), sur toute l’étendue du pays, de cesser immédiatement le harcèlement et les arrestations des membres de la C64 mobilisés pour la marche du 22 juillet. J’exige la libération immédiate d’Elie Mputu et de Michaël Bope, arrêtés hier (jeudi 16 juillet 2026) à Kananga. », a déclaré Martin Fayulu.
Martin Fayulu fait partie des 5 leaders de la Coalition C64, aux côtés de Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Augustin Matata Ponyo.
Cette sortie intervient alors que la Coalition C64 finalise la mobilisation pour sa manifestation.
• Le contenu du communiqué de la C64
Voici le communiqué de la Coalition C64 :
La Coalition C64 informe l’opinion publique nationale et internationale que, conformément aux dispositions légales en vigueur, elle a régulièrement notifié aux autorités compétentes, depuis le 06 juillet 2026, l’organisation de sa marche pacifique ainsi que les itinéraires retenus.
À cet effet, la Coalition C64 rend publics les itinéraires officiels de cette marche, tels que repris en annexe au présent communiqué, afin d’informer la population et d’éviter toute confusion.
La C64 constate avec une profonde préoccupation l’annonce de contre manifestations et d’activités organisées par le pouvoir à la même date que sa marche.
La Coalition C64 réaffirme qu’elle maintiendra sa manifestation sur les itinéraires régulièrement notifiés et aux horaires communiqués aux autorités compétentes. Elle considère que l’organisation de ces activités concomitantes constitue une tentative d’entrave au bon déroulement de sa manifestation pacifique et de restriction de l’exercice des libertés publiques garanties par la Constitution.
La C64 prend acte de la volonté du Gouverneur de la Ville de Kinshasa d’encadrer sa marche du 22 juillet 2026. La C64 appelle les autorités administratives, policières et judiciaires à assumer pleinement leurs responsabilités en garantissant la sécurité de tous, en prévenant toute provocation et en veillant au respect égal des droits de chaque acteur politique.
La Coalition réaffirme que sa marche est strictement pacifique. Elle invite les congolaises et congolais à faire preuve de discipline, de civisme et de retenue, à respecter les consignes des organisateurs et à ne répondre à aucune provocation.
La C64 rappelle que toute tentative d’empêcher, de perturber ou d’entraver le déroulement de cette manifestation engagerait la responsabilité de ses auteurs, conformément aux lois de la République.
La Coalition demeure attachée au respect de l’État de droit, des libertés fondamentales et des principes démocratiques, et réaffirme son engagement en faveur d’un exercice pacifique des droits et libertés garantis par la Constitution.
Fait à Kinshasa, le 16 juillet 2026
• Une marche vers le Palais de la Nation
Ce communiqué intervient dans le cadre de la marche pacifique de la Coalition C64 qui aura lieu le 22 juillet au Palais de la Nation. La marche a pour but « la démission du Président Félix Tshisekedi ».
La C64, qui regroupe plusieurs partis de l’opposition dont l’ECIDé, l’ENSEMBLE, l’ENVOL, l’A.Ch et le LGD, estime que la situation politique et sécuritaire du pays justifie une pression populaire sur le Chef de l’État.
• Delly Sesanga évoque un droit constitutionnel
Dans le même contexte, le président d’ENVOL, Delly Sesanga a déclaré ceci sur son compte X : « La démission du chef de l’État fait partie des mécanismes prévus par la Constitution ; ce n’est pas un sujet tabou. »
La Coalition attend désormais que les autorités garantissent l’encadrement de la marche du 22 juillet, conformément à la notification déposée depuis le 6 juillet.
Loyda Lala
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