Boxe : Au bord du KO au 1er round, Anthony Joshua renverse Kristian Prenga au 2e et s’impose à Djeddah

 


Retour marqué par l’émotion à Djeddah. Après avoir touché le fond dans la première reprise, Anthony Joshua a renversé Kristian Prenga d’un KO au 2e round. Le Britannique dédie cette 29e victoire à ses proches disparus il y a 7 mois dans un accident au Nigeria.


Le Djeddah Superdome a retenu son souffle. Pour son retour sur le ring après plusieurs mois d’absence, Anthony Joshua est entré avec le poids du deuil. Deux membres de son entourage ont perdu la vie dans un accident de la route au Nigeria en début d’année.

Et le début a viré au cauchemar. Dès l’entame, Kristian Prenga a surpris tout le monde. L’Albanais, 20 victoires dont 20 avant la limite, a touché Joshua avec un crochet droit puis un uppercut. Résultat : « AJ » au sol.
Encore sonné, le Britannique a subi un deuxième compte dans la même reprise sous la pression de Prenga. Les jambes lourdes, Joshua a tenu jusqu’à la cloche grâce à son expérience et à son menton. 3 minutes qui ont paru interminables.

Mais les champions ne meurent jamais vraiment.
Revenu dans son coin secoué mais lucide, Joshua a changé de visage au 2e round. Fini la retenue. Il est parti à l’attaque et a enfermé Prenga contre les cordes. Un enchaînement direct-crochet a fait mouche. Puis la droite finale est tombée à 2:43.
Prenga n’a pas pu se relever. L’arbitre a arrêté. KO au 2e round.

Un dénouement brutal après un début en enfer. Joshua signe ainsi sa 29e victoire en carrière, la 26e avant la limite.

Les larmes aux yeux, le champion a pris le micro :
_ »Quand tu tombes, tu te relèves. C’est ça la vie. Ce soir je boxais pour eux. Pour mes proches qui nous ont quittés. C’était pour le mental. »_


Anthony Joshua a touché le fond puis touché au ciel en 6 minutes. Entre la double mise à terre et le KO libérateur, il a montré ce qui fait un grand : la capacité à se relever. Dans la douleur et dans la gloire, cette victoire à Djeddah a une saveur particulière. Une victoire pour lui, et pour ceux qu’il n’oubliera jamais.

Rudi Benga