Indemnités Kamerhe–Munongo : Aimé Boji face au piège de la transparence

 

Le climat se durcit au Palais du Peuple. Les agents administratifs de l’Assemblée nationale dénoncent ce qu’ils qualifient de « démagogie » du Bureau et réclament une transparence totale sur le paiement des indemnités de sortie des anciens cabinets de Vital Kamerhe et Dominique Munongo.

Dans des messages largement relayés sur WhatsApp et authentifiés par notre rédaction, les administratifs appellent à mettre fin aux accusations sans preuves et aux discours politiciens. Leur mot d’ordre est clair : « Stop aux mensonges, place à la vérité des chiffres ! »

UN PIEGE DE GOUVERNANCE POUR AIME BOJI
Neuf mois après son accession au perchoir, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, se retrouve face à un test majeur de gouvernance. Les agents exigent que soient publiés les montants réellement versés, les bénéficiaires identifiés, la base légale des paiements et le solde exact restant à couvrir.

Pour eux, il s’agit d’un dossier explosif : six mois d’indemnités, droits de réception, avantages mensuels et décomptes finals. Autant de catégories financières qui, selon les administratifs, ne doivent plus être mélangées dans une enveloppe opaque.

FIN DE LA DIVERSION POLITIQUE
Les agents refusent que l’Assemblée nationale devienne un terrain de règlement de comptes. Ils réclament des listes transparentes, des documents comptables certifiés et des données vérifiables. Leur position est simple : si des droits sont dus, ils doivent être payés sans délai ; si des irrégularités existent, elles doivent être établies et sanctionnées.

« Ce sont des questions simples, mais politiquement explosives », écrivent-ils dans leurs forums internes. Pour eux, l’heure de la redevabilité a sonné : le Bureau doit publier les chiffres et assumer la continuité de l’État.

LA BALLE DANS LE CAMP DU BUREAU
En interpellant directement Aimé Boji Sangara, les administratifs rappellent que la gestion des finances publiques ne peut tolérer de zones d’ombre. Pour éteindre l’incendie et asseoir sa crédibilité, le Bureau n’a plus d’autre choix que de livrer la vérité des chiffres et les pièces justificatives.

Le dossier Kamerhe–Munongo, longtemps cantonné aux coulisses, s’impose désormais au cœur de l’hémicycle comme un test de transparence et de gouvernance.


J-P Djoko