Drépanocytose : lancement d’une campagne chirurgicale sous le patronage de la Première Dame Denise Nyakeru

 

Kinshasa, mercredi 19 août 2026 – Sous le haut patronage et en présence de la Distinguée Première Dame, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, la campagne chirurgicale de prise en charge des complications biliaires chez les personnes vivant avec la drépanocytose SS a été lancée ce mercredi au Centre de Médecine Mixte et d’Anémie SS, en partenariat avec le CHU du Cinquantenaire.

Représentant sa collègue Marie-Thérèse Sombo, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation, la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, a pris part à la cérémonie. Étaient également présents le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Dr Samuel Roger Kamba, ainsi que des professionnels de santé et des familles bénéficiaires.

Dans son intervention, Raissa Malu a salué cette initiative qui apporte une réponse concrète à une souffrance réelle, tout en soulignant la nécessité d’une réponse nationale durable fondée sur le dépistage, le suivi médical, la recherche, la formation des professionnels et l’accompagnement des familles.

« Un enfant que nous aidons à retrouver la santé est aussi un enfant auquel nous redonnons toutes les chances d’apprendre, de grandir et de construire son avenir », a déclaré la Ministre d’État.

• Voici ce que la Première Dame a publié sur son compte X :
_« Ce matin, j’ai pris part au lancement de la campagne chirurgicale de prise en charge des complications biliaires chez les personnes vivant avec la drépanocytose, menée conjointement par le Centre de Médecine Mixte et d’Anémie SS et le CHU du Cinquantenaire.
Derrière cette initiative, il y a avant tout des enfants, des familles et des vies que nous voulons préserver.
En 2021, environ 7,74 millions de personnes vivaient avec la drépanocytose dans le monde, dont près de quatre sur cinq en Afrique subsaharienne. Mais les statistiques, aussi nécessaires soient-elles, ne disent jamais tout. Elles ne mesurent ni les nuits d’angoisse des parents, ni le courage silencieux des enfants, ni le dévouement quotidien des soignants.
Dans notre pays, la lutte contre la drépanocytose ne peut donc pas se limiter à la sensibilisation. Elle doit aussi se traduire par une meilleure prise en charge, des soins adaptés et des réponses concrètes aux complications qui affectent le quotidien des patients.
Je salue l’engagement de nos professionnels de santé ainsi que cette belle synergie entre nos institutions. Loin d’être un simple arrangement technique, cette mutualisation des expertises traduit une approche essentielle dans la prise en charge des patients : décloisonner les institutions, rapprocher les spécialités, partager les ressources et, surtout, replacer la personne malade au centre de toute décision.
Cette campagne en est une illustration concrète. Elle apporte une réponse ciblée à des complications biliaires parfois méconnues, mais dont les conséquences sur la santé et la qualité de vie des personnes vivant avec la drépanocytose sont bien réelles.
Chaque intervention est une chance de soulager une douleur et de redonner de l’espoir. Prendre soin de nos enfants, c’est aussi protéger leurs rêves et leur donner la chance de construire leur avenir. »_

L’objectif est de soulager les enfants bénéficiaires, d’accompagner leurs familles et de renforcer durablement la prise en charge des complications chirurgicales de la drépanocytose, dans une perspective d’accès à des soins spécialisés de qualité et de Couverture Santé Universelle.

En mutualisant l’expertise du Centre de Médecine Mixte et d’Anémie SS et du CHU du Cinquantenaire, les organisateurs misent sur une approche intégrée pour réduire la mortalité et améliorer la qualité de vie des malades drépanocytaires en RDC.

Loyda Lala