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Dialogue inclusif ou dialogue verrouillé ? Le bras de fer s’installe

Le briefing trimestriel de James Swan devant le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 29 septembre à New York, a résonné jusque dans les couloirs du pouvoir congolais. À trois mois de l’expiration du mandat de la MONUSCO, le Représentant spécial du Secrétaire général a salué l’initiative présidentielle d’un dialogue national, tout en posant des conditions qui dérangent les plans de Félix Tshisekedi.

Publié le 1 octobre 2026 à 15:32
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Dialogue inclusif ou dialogue verrouillé ? Le bras de fer s’installe
Emergence Mag — Archives & Rédaction

Selon Swan, ce dialogue doit être « inclusif, garantir une large participation, conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes et permettre d’aborder en profondeur les priorités nationales les plus urgentes ». Une formule lourde de sens, qui exclut un processus verrouillé par la seule Présidence et rejoint les revendications de l’opposition, de la société civile et des Églises.


L’ESPACE CIVIQUE AU CŒUR DES PREOCCUPATIONS

Le diplomate américain a également exhorté les autorités congolaises à préserver l’espace civique et les libertés fondamentales. Un rappel qui intervient après plusieurs incidents, dont l’attaque du siège de la CENCO en juin et la répression de la marche du 15 septembre, au cours de laquelle le militant Manassé Lomboto a trouvé la mort.


LA C64 SOUTIENT L’APPEL DE L’ONU

Dans un communiqué publié le 30 septembre, la Coalition Article 64 (C64) a salué l’appel de James Swan et réaffirmé ses exigences : respect de l’ordre constitutionnel, préservation des libertés, enquête internationale sur les violences du 15 septembre et démantèlement de la milice dite « Force du progrès ». Signé par Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata et Delly Sesanga, le document fixe cinq lignes rouges : pas de changement de Constitution, pas de troisième mandat, pas de balkanisation de la RDC, pas de glissement des mandats au-delà de 2028, et oui à un dialogue inclusif.


UNE FACILITATION SOUS CONDITIONS

La question du facilitateur reste ouverte. Ni l’ONU seule, ni l’Union africaine seule ne semblent en mesure de rassurer toutes les parties. À Kinshasa, circule l’idée d’un collège mixte associant les Églises et des personnalités africaines respectées. Faute de consensus, les assises annoncées par le chef de l’État risquent de rester lettre morte.


Jean-Petit Djoko

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